Consolidation et soutien à la croissance économique

La transition vers l’économie de marché induisant inéluctablement une étape de transition, le gouvernement algérien accompagne le processus d’ouverture économique avec un vaste progragramme quinquennal d’investissement public lancé en 2004 et doté de 55 milliards USD : le Programme complémentaire et de soutien à la croissance économique (PCSCE).

Deux autres programmes complémentaires ont été lancés. Le premier relatif au soutien au développement des wilayas du sud. Le deuxième pour le développement des régions des hauts plateaux.

Au total, une enveloppe budgétaire de 150 milliards USD a été consacré à ces programmes d'envergure pour la période 2004-2009.

L’effort public contribue ainsi à offrir un cadre de vie meilleur aux citoyens algériens et un marché plus attractif à l’investissement privé tant local et qu’étranger. Il est appelé à céder graduellement la place au profit du capital privé.

 

Programme complémentaire de soutien à la croissance économique

Initialement, l’important programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) pour la période 2005-2009, portait sur un montant de 150 milliards USD de dépenses publiques de développement.

Une de ses principales composantes concourt directement à l’amélioration des conditions de vie des populations et comporte les principaux objectifs suivants :

  • Réalisation d’un (01) million de logements;
  • Développement des établissements du système éducatif dans tous ses paliers;
  • Renforcement des infrastructures du secteur de la santé (réalisation de 17 hôpitaux et 55 polycliniques)
  • Extension des réseaux d’électricité au profit de près de 400 000 nouveaux foyers, du gaz pour près d’un (01) million de nouveaux bénéficiaires, et de l’alimentation en eau potable (1280 projets d'AEP et d'assainissement et 1150 forages);
  • La promotion de l’emploi et de la solidarité nationale, en particulier avec la construction de 150 000 locaux à travers toutes les communes du pays au profit des demandeurs d’emploi, le renforcement des programmes communaux de développement et ceux destinés aux régions du sud et des hauts plateaux constituent les autres axes de cette composante du PCSCE.

La deuxième composante, aussi importante par le niveau des ressources réservées que par son effet d’entraînement sur l’économie et par son impact sur le niveau de vie, a trait aux infrastructures de base

  • Mobilisation de l'eau, grâce au lancement de huit(08) nouveaux barrages, de huit (08) grands transferts d'eau, de vingt (20) stations d'épurations et de 350 retenues collinaires;
  • Maîtrise et assainissement des réseaux de distribution et dessalement de l'eau de mer;
  • Production d'énergie et renforcement des réseaux de distribution;
  • Modernisation des infrastructures telles que les routes (autoroute est-ouest 1213 km, pénétrantes nord-sud, rocades, réahabilitation de routes, ... ), ports et aéroports;
  • Modernisation des transports (rocade ferroviaire nord, métro d'Alger, tramways dans les grandes villes).

Enfin, les autres volets concernent :

  • Le soutien au développement économique, à travers en particulier les ressources affectées au développement rural et à l’agriculture;
  • La modernisation du service public (dont le secteur de la justice et les collectivités locales);
  • Le développement des capacités en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Programme de soutien à la relance économique

Le programme de soutien à la relance économique, qui a mobilisé l’équivalent de sept milliards de dollars US en investissements publics, étalés sur la période 2001-2004, a été d’un apport significatif à la consolidation de la croissance. Articulé autour d’actions destinées à:

  • La dynamisation des activités productives agricoles à travers le Plan National de Développement Agricole (PNDA);
  • Le renforcement des services publics dans les domaines de l’hydraulique, des transports et des infrastructures;
  • L’amélioration du cadre de vie des populations;
  • Le développement local;
  • Le développement des ressources humaines.
Les retombés de ce premier programme on été positifs puisqu'il a a favorisé une accélération de la croissance du PIB dont le rythme a atteint 6,8% ( 6,1% hors hydrocarbures) en 2003 et 5,2% ( 6,0 % hors hydrocarbures) en 2004, avec une moyenne annuelle de 4,9% sur toute la période.

Le rythme de croissance du PIB hors hydrocarbures est encore plus élevé et se situe à 5,7% en moyenne annuelle. Les secteurs de l’agriculture, du BTP et des services, où se créent l’essentiel des nouveaux emplois, ont connu des développements tangibles sur la période avec des croissances, en moyenne annuelle, de 8,4, 6,1 et 5,8% respectivement. Avec 2,2% seulement de variation, l’industrie, notamment dans le secteur public et malgré une allocation tangible de ressources par les pouvoirs publics pour sa mise à niveau, a enregistré par contre une insuffisance dans ses performances.

Ces résultats ont été obtenus dans un contexte fortement favorable, avec une stabilisation macroéconomique confirmée (équilibres internes et externes consolidés, inflation inférieure à 3% en moyenne annuelle, réserves de changes record notamment).

Un repli significatif du chômage s’est opéré : le taux de chômage est évalué à 17,7% en 2004, contre près de 29% en 2000.

La consommation des ménages, traduction d’une évolution très favorable du revenu disponible des ménages (+31% sur la période en volume), a progressé en moyenne annuelle de plus de 4%, rythme le plus élevé depuis le milieu des années quatre vingt.

En outre, la quasi-totalité des indicateurs de suivi des OMD a évolué favorablement.

Un autre élément non moins décisif dans cette évolution favorable est constitué par le rétablissement de la sécurité, conséquence de la politique de concorde civile approuvée par le référendum de 1999.
 
 
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