Conjoncture économique

En 2007, la tendance au confortement de la stabilisation économique s'est poursuivie. Les agrégats et les équilibres macro-économiques externes et internes sont au vert :

Produit intérieur brut

A fin décembre 2007, le PIB global est estimé à 135 milliards de dollars, en accroissement de près de 11 % en prix courants. De ce fait, le ratio PIB per capita représente 3.968 USD contre 3,478 dollars en 2006. En 1995, le PIB par habitant atteignait environ 1500 USD.

Taux de croissance

Courant 2007 , la croissance a été positive et relativement soutenue puisque le taux de croissance du PIB se situe à hauteur de 3.1% soit une reprise sensible par rapport au ralentissement de la croissance du PIB qui s'est établie à 1,8% en 2006. Hors hydrocarbures, la performance de la croissance est des plus appréciables puisqu'elle est estimée à 6,4 %, (5,2 % en 2006). Cette croissance tirée par les services (+6,9) le BTP (+9,5 %) et l'agriculture (5,8 % en volume) traduit les effets positifs du programme complémentaire de soutien à la croissance. Le secteur industriel a, par contre, contribué pour seulement 1,1% en volume dans la formation du PIB.

Taux de chômage

La population active qui évolue aux taux 2,5 % par an depuis 1999 est estimée à 10,51 millions en milieu d'année 2007. Tandis que la population occupée s'élève à environ 9,27 millions, soit une augmentation de 2,9 % par rapport à 2006. De ce fait, le taux de chômage a atteint 11,8 %. Cela représente une décrue considérable de 15,5 points de pourcentage par rapport à 2001 quand le taux de chômage culminait à 27,3% en conséquence directe des Plans de stabilisation et d’ajustement structurel.

Inflation

S'agissant du niveau d'inflation, la hausse estimée pour 2007 a été faible pour les prix réglementés, soit + 0,1 % contre 4,2 % pour les prix non réglementés inhérent à l'inflation importée. Le taux d'inflation a atteint 3,5 % en année pleine 2007 soit une poussée inflationniste de 1 point de pourcentage par rapport à 2006 du principalement au renchérissement international des produits alimentaires de base (+5,8%) et des produits agricoles frais (7,2%).

Le niveau d'inflation de 2007 a été relativement contenu, grâce notamment aux subventions des prix des produits alimentaires de base sensibles dans un contexte de surliquidité du à l'abonadance des recettes de hydrocarbures.

taux de Change

Les marchés de change internationaux ayant connu de fortes fluctuations des taux de changes des principales devises au cours de 2007 en regard d’un dollar US s’affaiblissant face à un euro de plus en plus fort, la Banque d’Algérie a maintenu une politique de flottement dirigé pour assurer la stabilisation du taux de change effectif du dinar à un niveau proche de l’équilibre. Courant 2007, le dinar algérien a connu une appréciation par rapport au dollar et s’est déprécié par rapport à l’euro. Le cours moyen DA/Euro au cours de 2007 a été de 95 DA/Euro tandis qu’un (01) dollar US s’est échangé à 69,36 DA.

Les crédits à l’économie ont progressé de 14,5% en 2007 par rapport à 2006. Le secteur privé a bénéficié de plus de 55% de ressources allouées au titre des crédits à l’économie.

 

Equilibres macro-économiques

Dans un contexte de forte croissance des importations, la balance des paiements a dégagé un excédent en nette amélioration par rapport à 2006 puisqu’il y a eu progression de 11,19 milliards USD. Evalué à 29,09 milliards USD soit 21,49% du PIB, ce solde positif traduit la viabilité de la balance des paiements soutenue par un important raffermissement du cours des hydrocarbures.

Pour de l’année 2007, le prix du baril de pétrole algérien exporté s'est élevé en moyenne à 74,44 USD contre 65,40 USD en 2006 (Il ne représentait que 21,90 USD en 2001). Malgré une diminution des volumes d’hydrocarbures à l’exportation (contribution -0,7% en volume dans le PIB), les recettes dégagées relativement s’élèvent à 59.19 milliards USD soit 43,92% du PIB.

Le solde positif de la balance courante (29.53 milliards USD) réalisée en 2007 se rapproche de l’excédent de la balance des paiements. En effet, le remboursement au titre des intérêts sur la dette extérieure de 230 millions USD en 2007 (760 millions USD en 2006 et 1 milliard USD en 2005) ont constitué un élément favorable à cette performance.

De ce fait le compte capital, enregistrant un faible déficit, se caractérise par une tendance à l’équilibre qu’explique l’effet positif de la forte réduction de la dette extérieure en 2006, année au cours de laquelle l’Algérie a procédé au remboursement de 12,87 milliards USD contre 1,48 milliards USD en 2007 et 4,45 milliards USD en 2005. L’encours de la dette extérieure est de 4,89 milliards USD Soit 3,6% du PIB et 4.4% des réserves de change officielles à fin 2007

Avec des réserves officielles de changes en croissance constante atteignant à fin 2007 une valeur accumulée de 110.18 milliards USD soit l’équivalent de 40 mois d’importations au rythme de l’année 2007, l’Algérie dispose d’une position financière extérieure nette positive.

Contexte d'évolution

L'économie algérienne poursuit son évolution dans un contexte caractérisé les faits suivants :

  • Mises en œuvre dans le cadre des programmes de stabilisation (94-95) puis d’ajustement structurel (PAS) (95-98) et poursuivies sans relâche depuis lors, des politiques rigoureuses ont permis de stabiliser l'économie algérienne et de lancer des réformes structurelles inédites. Les grands équilibres macro-économiques ont été consolidés. Le taux d’inflation qui atteignant les 30% en 1994/1995 a été considérablement réduit et depuis étroitement contrôlée et contenue pour atteindre 3.5% en 2007;
  • La tendance à la hausse des cours mondiaux des hydrocarbures conjuguée à l'augmentation des capacités productives d'hydrocarbures en Algérie a permis de dégager de remarquables excédents de la balance courante (29,53 milliards USD en 2007, 29,18 milliards en 2006 contre 7,1 milliards USD seulement en 2001) découlant essentiellement des excédents commerciaux sans précédent qui sont dus aux recettes des hydrocarbures (97 à 98% des recettes d’exportation). Alors qu’en parallèle, les excédents budgétaires maintiennent et renforcent l'équilibre budgétaires depuis huit (08) années consécutives en raison d’une fiscalité pétrolière fort avantageuse.
    De ce fait, l'Algérie a connu entre 2000 et 2005 une période de forte croissance impulsée par les hydocarbures, le PIB enregistrait un acroissement moyen de 4,5% par année;
  • L'Algérie a lancé un programme ambitieux de relance économique et de soutien à la croissance s’étalant sur (09) neuf ans (2001-2009) et mobilisant une enveloppe budgétaire additionnelle atteignant 140 milliards USD. Les effets induits se sont naturellement répercutés sur les résultats des secteurs de l'agriculture, du BTP et des services qui contribuent considérablement à soutenir la croissance depuis 2006;
  • Enfin, l’embellie des finances publiques a permis de mener une politque volontariste de désendettement en procédant à un remboursement anticipée de la dette réechelonnée entre 2004 et 2006 dont l’encours à fin 2007 ne représente que 4,889 milliards USD soit 3,6% du PIB (et 4,4 % des réserves de change) alors qu’il se situait à 34,2 % en 2003 et 58,3 % en 1999.
Consultez également
Note de conjonctures de la Banque d'Algérie
 
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